Sonic Rising Sun & Ephémère

Sonic Rising Sun & Ephémère
lundi 14 - 19:00
Sonic Rising Sun & Ephémère
Transcultures / City Sonic & Yuki Kawamura
Prix: Gratuit

Une réception est prévue entre 18h et 19h.

Coproduction : Transcultures & City Sonic & Halles de Schaerbeek & Ars Musica

Yuki Kawamura (JP)
Philippe Franck (BE)
Philippe Boisnard (FR)
Jacques Urbanska (BE)
Rodolphe Alexis (FR)
Régis Cotentin (BE)
Olivier Gain, installations sonores (FR)
Tickets

Aux heures d’ouverture du bar, soit 1 heure avant et 1 heure après les spectacles aux Halles de Schaerbeek.


A l’invitation d’Ars Musica, Transcultures et son festival City Sonic s’emparent de l’espace bar des Halles de Schaerbeek en proposant une métamorphose du lieu via des installations sonores, plastiques, numériques, inspirées par le Japon d’aujourd’hui et de demain : Régis Cotentin et Paradise Now croisant oscillations organiques et soniques, Rodolphe Alexis et ses pyramides de fleurs-vibreurs, Olivier Gain et ses lumières chantantes, Yuki Kawamura et ses travelogues audio-visuelles, Philippe Boisnard, Jacques Urbanska et Philippe Franck associés pour créer un paysage poétique à partir des flux de données sur la catastrophe de Fukushima… toutes les couleurs du Sonic Rising Sun.

SONIC RISING SUN

Olivier Gain
(1986)
.Let There Be Light

Plusieurs bougies sonorisées entourent une ampoule qui les surplombe. Différents événements séquencés dans le temps sont amenés à les perturber. Parmi ceuxci on trouve tout d’abord l’ampoule que l’on voit posée au zénith. Quand celle-ci entame son cycle progressif d’allumage, les bougies suivent en choeur montant crescendo vers les aigus. L’ampoule électrique contrairement à une bougie, dispense une lumière continue, stable. Les bougies quant à elles sont sujettes aux variations directes de leur milieu. Le timbre donné aux bougies a été retenu pour sa proximité avec celui de la voix humaine. L’idée est de produire l’effet d’une « chorale lumineuse ».

Rodolphe Alexis (1975)
.Flower bed
Création Ars Musica & Transcultures/City Sonic

Un tapis de « fleurs-haut-parleurs » rejoue la partition musicale d’une prairie estivale riche en « insectes »… Les sources mélangent de véritables stridulations de l’entomofauna captés en grande proximité à des avec des modulations de « bugs » électroniquement générés, étrangement proches dans leurs sonorités et semant la confusion sur l’origine et la nature des sons.

Par le jeu des réflexions et des phases, la cinquantaine de petits transducteurs non-bafflés campés sur leurs tiges métalliques, augmentent la confusion acoustique sur la localisation des sources et créant le panorama audible d’une friche hybride.

Ici les frictions d’un orthoptère, là l’oscillation d’un générateur basse fréquence. Par le trouble généré par le mimétisme entre les signaux d’origine animale et ceux provenant des machines la pièce interroge sur notre perception et connaissance du vivant.

Régis Cotentin (1970)
.Dream Away, musique de Paradise Now
Création Ars Musica & Transcultures/City Sonic

Un haïku est un petit poème qui célèbre l’évanescence des choses de la vie. Il se compose traditionnellement de « mores », un découpage des sons plus fin que les syllabes. Le digital permet de créer une synchronisation organique entre le son et l’image, donnant l’illusion que chaque sonorité porte en elle sa représentation, comme dans un haïku. La musique de Paradise Now engendre des liaisons et des ruptures de rythmes inattendues qui provoquent autant d’événements étonnants. Comme dans un haïku, Dream Away traduit la résonance d’une poésie visuelle aux confins de notre imagination abstraite.

Jacques Urbanska (1971)
Philippe Franck (1979)
Philippe Boisnard (1971)
.Paysage de la catastrophe : Fukushima
Création  Ars Musica & Transcultures/City Sonic

Un paysage sans reste d’humanité se crée de manière continue. Il est un reflet poétique d’une terre dont nulle conscience n’est plus témoin. Il y a eu destruction. Cette terre, c’est Fukushima. Ce paysage se modifie automatiquement par l’analyse des flux d’actualités en rapport avec la catastrophe nucléaire de Fukushima Daïchi mis en ligne sur le Web (les dénivelés et les textures de lettres sont issues de l’analyse automatisée de ce reste de la mémoire écrite). Par l’analyse des mots, la composition se fait en temps réel. Elle se donne comme une symphonie de la fin du monde. Ce paysage est post-historique, il n’écrit plus l’histoire. Il est le reflet d’un monde où l’homme a disparu, mais dont il ne reste plus que les traces sous la forme des archives. Une caméra automatique explore ce paysage : nous faisons face à sa solitude. Pour cette première présentation, Philippe Boisnard s’associe à Jacques Urbanska pour générer le paysage médiatique de la catastrophe qui s’est produite en 2011. Le son généré en temps réel est créé à partir des agencements audio réalisés par Philippe Franck.

Production : Transcultures, Philippe Boisnard.

EPHEMЀRE
Yuki Kawamura (1979)
Création & Commande Ars Musica

Magnifiant la vie éphémère de la luciole, comme un cycle de vie narratif, le cinéaste japonais Yuki Kawamura explore la relation entre son et lumière par le prisme exacerbé de son regard. Il nous fait entrer dans le monde microscopique des insectes, dévoilant le son de ce grouillement incessant, exaltant un drone timbrique. De cette anarchie apparente, Yuki Kawamura construit une oeuvre à l’architecture complexe qui esquisse une relation image-timbre singulière.

Larve longtemps, sublimago quelques heures et imago pour la reproduction, non doté pour son alimentation, cet être fugace évoque la survivance des lucioles exprimée par Pier Paolo Pasolini. Citant Philippe Jaccottet, Yuki Kawamura juxtapose temps et mouvement sans craindre l’instant immobile.


Oeuvres
Jacques Urbanska (1971), Paysage de la catastrophe : Fukushima - Création Ars Musica & Transcultures/City Sonic
Yuki Kawamura (1979), Ephémère - Création & Commande Ars Musica
Philippe Franck (1979), Paysage de la catastrophe : Fukushima - Création Ars Musica & Transcultures/City Sonic
Régis Cotentin (1970), Dream Away, musique de Paradise Now - Création Ars Musica & Transcultures/City Sonic
Philippe Boisnard (1971), Paysage de la catastrophe : Fukushima - Création Ars Musica & Transcultures/City Sonic
Rodolphe Alexis (1975), Flower bed - Création Ars Musica & Transcultures/City Sonic
Olivier Gain (), Let There Be Light