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Mars

  

Programme

Dimanche 11 Mars
Bruxelles | 20:15
Église des Minimes

SOLISTES XXI
ANGES [2]

SOLISTES XXI

Rachid Safir, direction
Sandrine Bastin, récitante

  Johannes Ockeghem
  Kyrie (Missa Prolationum) (XVe)

  Klaus Huber
  Agnus Dei cum recordatione (1990-91)

  Josquin des Prés
 
Mille regretz (ca. 1520)

  Klaus Huber
  Vida y muerte non son mundos contrarios (2007)

  Klaus Huber
  Amplius, lava me ab iniquitate mea (2006)

  Klaus Huber
  Amplius, lava me ab iniquitate mammonis (2006)

  Roland de Lassus
  Vide Homo (1594)

  Franck Christoph Yeznikian
  Was Weiter Wird Werden**   

  Klaus Huber
  Agnus Dei per finir il Miserere Hominibus (2006)

  Lecture d'extraits de
  Mahmoud Darwich, État de siège (2002)
  Octavio Paz, La jarre cassée (1958) 
  Walter Benjamin, Le capitalisme comme religion (1921)


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Rencontre avec Rachid Safir à 19h 30

 

Demandez le programme !

En pratique

Tickets

20 € - 15 €

Bozartickets
Rue Ravenstein 18
1000 Bruxelles
Lu > Sa: 11:00 - 19:00

Réservation :

+32 (0)2 507 82 00
Lu > Sa: 9:00 - 19:00
e-tickets : www.bozar.be

Vente sur place une heure avant le concert

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Salle

Église des Minimes
Rue des Minimes 62
1000 Bruxelles

Tram :
92 & 94 (Petit Sablon)
Bus :
27 & 95 (Petit Sablon)

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Production

Prod. Ars Musica, SACEM, Pro Helvetia, Fevis, DRAC, Spedidam, Mécénat Musical Société Générale, Musique Nouvelle en liberté

image ANGES [2]

L’indignation de l’Ange
Hommage à Klaus Huber

Admirateur du moyen âge, de sa mystique, de son quadrivium, de l’humanisme de la renaissance et novateur engagé dans le siècle, Klaus Huber s’indigne, résiste même, « attrape musicalement le Veau d’or par les cornes » mais il ajoute toutefois :
« Il n’est pas du devoir du compositeur d’indiquer des alternatives. Par contre je crois fermement que les jugements acquis doivent se mettre en œuvre dans la musique quand celle-ci se risque à articuler une critique du capitalisme qui est aujourd’hui nécessaire et bientôt transformera la détresse [en espoir - ndlr]. La réification de l’homme progresse, en même temps que celle de l’art (…). Je dois donc exercer ma résistance esthétique là où ce qui m’est conféré est possible. Walter Benjamin dit que le capitalisme est une religion sans transcendance. Je ne peux croire ni à une musique ni à une humanité sans transcendance. » (Klaus Huber - 2006)

Alors que Johannes Ockeghem et Josquin des Prés ont nourri l’humanisme de Klaus Huber, son disciple, Franck C. Yeznikian empruntera à Roland de Lassus quelques repères pour cet hommage.

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A propos de Franck Christoph Yeznikian

“Puisqu’il m’a été spécifié qu’Ars Musica devait être le reflet de mes désirs et de mes coups de coeur, et bien en voici un nouveau sous les traits de Franck Christoph Yeznikian, musicien français aux origines arméniennes comme son nom l’indique. Je l’ai rencontré il y déjà une dizaine d’années, à l’occasion d’un jury de composition. Son œuvre délicate, aux entrelacs originaux  – situés entre recherches polyphoniques microtonales et  bruissements intimes de timbres – m’avait profondément marqué. De fait, les propos sensibles tant verbaux que musicaux de Yeznikian, ancien étudiant de Klaus Huber et de Robert HP Platz, le rendent attachant. En véritable esthète du XXIe siècle, en homme cultivé comme un Pic de la Mirandole perdu au beau milieu de notre époque, il nous propose des écrits qui osent les positions radicales. Celles-ci charmeront ou agaceront selon que l’on est attaché à une vision idéalisée de la musique, sujette aux chuchottements colorés d’une spiritualité et d’une intellectualité sensible, ou que l’on préfère de manière irréductible les manifestations viscérales du son, incarnation du sonore au coeur même de notre physicalité humaine.”

(Claude Ledoux. cf : Musique/peinture (1) : Yeznikian)

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Frank C. Yeznikian : Harnischstriemen (Faltenachsen) - extrait
Luigi Gaggero, cimbalom. Oesterreichisches ensemble für neue musik - dir. Arturo Tamayo.

 

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