21/11 - 20:00

Arne Deforce, Pascale Simon, Hughes Kolp, Alain Pire & Centre Henri Pousseur

Arne Deforce, Pascale Simon, Hughes Kolp, Alain Pire & Centre Henri Pousseur

C’est en 1970 que les compositeurs Henri Pousseur et Pierre Bartholomée ont fondé, à Liège, le Centre de recherches et de formation musicales de Wallonie, voué à la création d’œuvres de musique électronique et de musique mixte, et rebaptisé en 2010 du nom de son cofondateur. Pour prendre la mesure de près d’un demi-siècle d’activité, cette soirée invite à une passionnante exploration – en huit étapes s’étalant de 1966 (Solo pour un instrument mélodique avec feedback de Karlheinz Stockhausen) à nos jours (les créations de Claude Ledoux et Michel Fourgon) – de la dualité/dialectique entre instrument(s) (trombone, violoncelle, guitare électrique, flûte) et électronique. Une dialectique d’autant plus féconde qu’elle est multiple : plaçant le geste au centre de la composition ; les musiques mixtes offrent un champ d’expérimentation phénoménal, et autant de manières pour un instrumentiste de dialoguer avec lui-même, entre interactivité et dédoublement.


Charleroi-danses, La Raffinerie
Prix: 10€, 15€

Coréalisation : Centre Henri Pousseur, Charleroi-danses, La Raffinerie

Arne Deforce (BE), violoncelle
Pascale Simon (BE), flûte
Hughes Kolp (BE), guitare
Alain Pire (BE), trombone
Centre Henri Pousseur : Jean-Marc Sullon et Patrick Delges, informatique musicale.

Hughes Kolp est Lauréat Belfius Classics.

Alain Pire est Lauréat Belfius Classics.

Remarques:

Raphael Cendo, Foris pour violoncelle et électronique:

Commande du Grame, Centre national de création musicale (Lyon), de la Fondation Royaumont / Voix nouvelles et du Centre Henri Pousseur.

Gilles Doneux : Second Life Symphony pour violoncelle et électronique, commande découlant du Prix Henri Pousseur 2009.

Créations
Raphael Cendo, Foris pour violoncelle et électronique
Création Belge

Claude Ledoux, PLS Ap Download
Création mondiale - Commande du Centre Henri Pousseur

Michel Fourgon, Drunky Jimmy Plok
Création mondiale - Commande du Centre Henri Pousseur

Oeuvres
Karlheinz Stockhausen, Solo für Melodieinstrument und Rückkopplung – Version III – 16′ Version pour violoncelle (réalisée par Arne Deforce et Centre Henri Pousseur en 2012)
Jean-Marie Rens, Traces, pour flûtes et électronique
Jean-Luc Fafchamps, Lettre soufie : Z3 (Dhàl)(Murailles) pour trombone et électronique
Gilles Doneux, Second Life Symphony, pour violoncelle et électronique
Luc Brewaeys, Black Rock Unfolding 16′, pour violoncelle et électronique



C’est en 1970 que les compositeurs Henri Pousseur et Pierre Bartholomée ont fondé, à Liège, le Centre de recherches et de formation musicales de Wallonie, voué à la création d’œuvres de musique électronique et de musique mixte, et rebaptisé en 2010 du nom de son cofondateur. Pour prendre la mesure de près d’un demi-siècle d’activité, cette soirée présente une succession d’œuvres mixtes s’étalant de 1966 à 2014, dont la plupart – à l’image de la Second Life Symphony (2009) de Gilles Doneux, pour violoncelle et électronique, créée en 2010 par Arne Deforce dans le cadre du festival Images Sonores – sont liées à l’histoire du Centre Henri Pousseur. Doyen de la série, le Solo pour un instrument mélodique avec feedback de Karlheinz Stockhausen date de 1966 : cette « musique dans laquelle des fragments ou des figures liés au souvenir se superposent – comme dans la vie –, simultanément et de façon audible, à des instants déterminés », selon les mots du compositeur, qui a connu plusieurs versions au gré des évolutions techologiques, est ici présentée dans une version pour violoncelle réalisée par Arne Deforce au Centre Henri Pousseur en 2012. Quant aux sept autres œuvres en présence, elles datent toutes du IIIe millénaire. De la plus éthérée (Traces, de Jean-Marie Rens, créé par la flûtiste Pascale Simon en 2007 au festival Images sonores 2007) à la plus touffue et tempétueuse (Foris, de Raphaël Cendo, pour violoncelle et électronique, 2012), et jusqu’à des créations de Claude Ledoux et Michel Fourgon, c’est à une passionnante exploration, en huit étapes, de la dualité/dialectique entre instrument(s) (trombone, violoncelle, guitare électrique, flûte) et électronique que nous convie cette soirée exceptionnelle. Une dialectique d’autant plus féconde qu’elle est multiple : plaçant le geste au centre de la composition, de l’interprétation et de l’interaction interprète/machine ; les musiques mixtes offrent un champ d’expérimentation phénoménal, et autant de manières, pour un instrumentiste, de dialoguer avec lui-même, entre interactivité et dédoublement.