29/11 - 22:00

Présences électronique Bruxelles -2- - Kupper, Gu∂nadóttir, Higashi, Biosphere

Présences électronique Bruxelles -2-

Nettement plus atmosphérique, ce second volet de la déclinaison bruxelloise de Présences électronique n’en est pas moins éclectique, confrontant trois musiciens issus de la sphère ‘pop’ à l’un des pionniers de la scène électroacoustique.SouslenomdeBiosphere,leNorvégien Geir Jenssen s’est imposé comme l’une des figures phares de la scène ‘ambient’. Ses textures abstraites ne sont pas si éloignées des drones incantatoires de la violoncelliste finlandaise Hildur Gu∂nadóttir. Issue de la performance, la Japonaise Yôko Higashi, alias HamaYôko, fait quant à elle de sa voix un usage radical, proche du théâtre Nô… La vocalité est au centre du travail du Belge Leo Kupper, comme en témoigne son diptyque Paroles sur lèvres/ Paroles sur langue (2005-2006), mêlant enregistrements de chants orthodoxes et traitements électroniques: deux pièces à mi-chemin entre B.O. de film de science- fiction et musique religieuse, pour lesquelles, précise le compositeur, « l’interprétation représente la plus grande partie du travail musical. »


Charleroi-danses, La Raffinerie
Prix: 10€, 15€, Pass: 25€ / 18 €

Coproduction : INA-GRM
Coréalisation : Charleroi Danses, La Raffinerie

GRM Présence Electronique Bruxelles -2-

Léo Kupper (BE), « Paroles sur lèvres » (2005-2006)
Hâmayôko (Yoko Higashi) (JP), électroniques, voix
Hildur Guðnadóttir (IS), violoncelle & électroniques
Daniel Teruggi (FR), « Instants d’hiver » (1993)
Biosphere (NO), électroniques

Oeuvres
hamaYôko (Yôko Higashi), Yôko Higashi
Hildur Guðnadóttir, Hildur Guðnadóttir
Biosphere, Biosphere
Daniel Teruggi, Instants d’hiver
Bernard Parmegiani, Pop Eclectic
Léo Kupper, Paroles sur lèvres
Présences électronique Bruxelles -2-, Compositions (Biosphere)



Là où le premier joue la carte des contrastes, ce second volet de la déclinaison bruxelloise de Présences électronique – festival créé il y a dix ans, à Paris, par le Groupes de Recherches Musicales – s’avère nettement plus atmosphérique. Une programmation qui confronte trois musiciens issus de la sphère « pop » (au sens le plus large et le plus ouvert du terme) à l’un des pionniers de la musique électronique « savante ». Après avoir fait ses premières armes au sein du groupe Bel Canto, le Norvégien Geir Jenssen s’est imposé depuis 25 ans, sous le nom de Biosphere, comme l’une des figures les plus passionnantes de la scène ambient. La sensation qui émane de ses textures abstraites et pourtant puissamment évocatrices n’est pas si éloignée de celle que produit l’écoute des drones incantatoires de la violoncelliste (et parfois chanteuse) finlandaise Hildur Gudnadóttir, dont les disques sont publiés par le très exigeant label britannique Touch. Issue de la danse et de la performance, la Japonaise Yôko Higashi, alias Hama Yôko, quant à elle, fait de sa voix un usage radical, échafaudant de puissantes dramaturgies sonores qui ne sont évidemment pas sans rappeler le théâtre Nô… La vocalité et la phonétique sont l’une des dimensions essentielles du travail du compositeur électroacoustique belge Leo Kupper, formé auprès d’Henri Pousseur et fondateur dès 1967 du Studio de recherches et de structurations électroniques auditives à Bruxelles. En témoigne son diptyque Paroles sur lèvres/Paroles sur langue, datant de 2005-06, et composé pour « sons monastiques et instruments électroniques ». Prolongeant les recherches développées dans Litanéa (1988), puis Lumière sans ombre (pièce de 1992 mêlant sons de cloches et chants religieux), les deux pièces sont composées d’enregistrements de chants orthodoxes et de sons MIDI synthétisant des instruments d’Occident et d’Orient, le tout traité électroniquement. Une pièce – que l’on a pu décrire comme se situant à mi-chemin entre le chant grégorien et la B.O. de film de science-fiction – pour laquelle, précise le compositeur, « l’interprétation représente la plus grande partie du travail musical ».