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Biographie

Friedrich Gulda

Après des études à l’Académie de musique de sa ville, il remporte juste après-guerre le Concours international de Genève et fait des débuts remarqués au Carnegie Hall en 1950. Il fut tout à la fois un des pianistes classiques qui marquèrent durablement l’après-guerre et un passionné de jazz qu’il pratiqua en professionnel accompli. Gulda ne cessera de défier le conservatisme esthétique et l’hypocrisie morale de la bourgeoisie autrichienne. Renoncer en 1970 à l’anneau du bicentenaire de Beethoven que lui avait décerné l’Académie de musique de Vienne, se présenter avec sa compagne devant les caméras de la télévision, tous deux entièrement nus, pour interpréter L’Amour et la vie d’une femme de Robert Schumann relevaient d’une volonté délibérée de scandaliser et de l’affirmation d’une liberté personnelle sans limite. Egalement compositeur, il est l’auteur des Chants de potence qu’il composa à l’âge de vingt et un ans, d’un opéra à vingt-quatre ans. Pianiste sous la baguette des plus grands chefs, il jouait aussi bien Debussy et Armstrong, que Mozart et Beethoven. Au début des années 60, il créa l’Eurojazz Orchestra, fonda un concours international de jazz à Vienne. Le parcours chaotique de ce grand maître a suscité toute la gamme des réactions passionnées, du rejet absolu à l’adulation sans réserve.

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