Menu

Biographie

Girolamo Frescobaldi

Frescobaldi étudie avec Luzzasco Luzzaschi à Ferrare avant de se rendre à Rome dans sa vingtième année. En juin 1607, il se rend à Bruxelles avec son protecteur le Cadinal Bentivoglio, dans la suite du nonce apostolique et fit imprimer son 1er Livre de Madrigaux à cinq voix (Anvers 1608). Il aurait peut-être rencontré Sweelinck et Peter Philips durant ce voyage.

En 1608, de retour des Flandres, il fait publier à Milan sont livre de Fantasie a quattro pour clavier. Après quelques mois passés à Ferrare, il réussit le concours pour le poste d’organiste de la basilique Saint-Pierre de Rome (il a vingt-cinq ans) et en est le titulaire jusqu’à sa mort en 1643. Il reste malgré tout au service des Albobrandini, effectuant un séjour de deux mois chez les Gonzagues à Mantoue (1614) et auprès du duc de Toscane, Ferdinando II (1628–1634)1 les Médicis à Florence. Pendant l’été 1629, il est à Rome où il donne un concert avec le « Monarca della Tromba », le trompettiste Girolamo Fantini2.

Principal maître du clavecin et de l’orgue en Italie pendant la première partie du xviie siècle, sa renommée dépassa la péninsule italienne et son influence s’étendit, notamment par l’intermédiaire de son disciple Johann Jacob Froberger, dans le reste de l’Europe musicale, jusqu’à Jean-Sébastien Bach. Son jeu stupéfient ses contemporains et ses œuvres sont publiées et réimprimées plusieurs fois. Cette popularité s’explique notamment par l’absence de « mécanisme et d’abstraction intellectuelle ».

Le recueil majeur de Frescobaldi sont les Fiori musicali (Venise, 1635) composé de 46 morceaux, dont seuls deux (les derniers) son profanes – notamment la célèbre Bergamasca. Il rassemble le nécessaire à trois messes pour orgue : Messe du dimanche, des apôtres et de la Vierge. Frescobaldi y donne une leçon de style et de goût1, abolissant tout apparat extérieur, dans une poignante expressivité dans un style très personnel.

Bien qu’il ait eu de nombreux élèves (notamment Froberger, Kerll et Tunder), il est le dernier grand représentant, le plus marquant de l’école italienne, en déclin après lui : reste Bernardo Pasquini et le pays se tourne vers d’autres formes musicales : par l’instrument privilégié, le violon, la naissance et le développement du concerto et la musique vocale et dramatique de l’opéra…

Agenda