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Biographie

Jean-Paul Dessy

Né à Huy, Jean-Paul Dessy, licencié en philologie romane, étudie au Conservatoire Royal de Liège, où il enseigne aujourd’hui la musique de chambre. Violoncelliste, il se perfectionne auprès de Elias Arizcuren et du Quatuor Arditti, entre autres. Il crée de nombreuses œuvres écrites à son intention et assure les premières exécutions belges d’œuvres concertantes d’Olivier Messiaen, Alfred Schnittke, Horatio Radulescu, Éric Tanguy… En duo, il se produit régulièrement avec le pianiste Boyan Vodenitcharov. Directeur artistique de l’ensemble Musiques Nouvelles, Jean-Paul Dessy a, à ce jour, dirigé plus de 120 créations mondiales et près de 200 œuvres contemporaines, et participé à une cinquantaine de CD. Ses lectures des œuvres de Scelsi, Romitelli, Rogister ou Lutoslawski, mais également ses collaborations avec David Shea ou Ryoji Ikeda ont été saluées par la critique. Le catalogue Jean-Paul Dessy comprend de la musique symphonique, de la musique de chambre, de la musique électronique ainsi qu’un opéra, Kilda, l’île des hommes-oiseaux, qu’il a dirigé en ouverture du Festival d’Edimbourg en 2009. Sa pièce L’Ombre du son a reçu le prix Paul Gilson des Radios Publiques de Langue Française à Montréal. Il a par ailleurs signé de nombreuses musiques pour des metteurs en scène (Jacques Lasalle, Denis Marleau, Anne-Laure Liégeois, David Géry, Lorent Wanson, Frédéric Dussenne), des chorégraphes (Frédéric Flamand, Nicole Mossoux), pour le styliste Hussein Chalayan ou encore pour lesLevers de soleil de Bartabas. Son univers s’arrime tant à son parcours classique qu’aux chemins de traverse qu’il a beaucoup arpentés (rock, électro), ne reniant pas la part chantante de l’enfance : refrains qui rôdent, obsession d’une mémoire insaisissable mais qui nous fait valser, vibrion du son qui tenaille, quelque chose le hante qu’il traduit à force de glissements et d’imprécations pour que cela cesse et ne cesse de revenir. Architecte des passerelles sonores et spirituelles, il a composé « Dialogue avec Rothko » une longue fresque sonore pour Carolyn Carlson, avec qui il partagera la scène tout au long de cette année 2014, inspirée de cette vision innée de l’art comme forme de méditation spirituelle.