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02 - 29.11.2019

23 novembre 2020 à 20:00

 représentations

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Tribute to Luc Ferrari

Lieu : Théâtre des Martyrs, Bruxelles

Jean-Philippe Collard-Neven © Jonathan Gardier

Luc Ferrari © Laszlo Ruszka 1965 / Ina

Tribute to Luc Ferrari

Si vous demandiez à Luc Ferrari, une des plus grandes figures de la musique concrète et électro-acoustique, quelles étaient ses musiques préférées, il vous aurait dit, par exemple : l’Opus 106 de Beethoven, Le Clavier Bien Tempéré de Bach, les Préludes de Debussy, In C de Terry Riley, un John Cage de la dernière période, des madrigaux de Monteverdi, un Vivaldi, un Cecil Taylor des années soixante. Mais il n’aurait certainement pas cité Boulez…

« Boulez me semblait un type qui faisait des lois. Comme un juriste. Ca ne me plaisait pas trop, parce que je me sentais plus à l’aise dans la liberté, et dans le travail sur l’intuition. De quoi j’ai envie, qu’est-ce que je désire profondément? Voir si ça correspondait à une norme ou pas ne me semblait pas un problème intéressant. Donc j’ai assez vite dévié de ça, et comme par ailleurs j’étais plutôt du côté de Schaeffer que du côté de la musique électronique, j’étais pas un type fréquentable! ».

On comprend l’humour qui préside à cette pièce de Ferrari intitulée Tautologos III (dont Jean-Philippe Collard-Neven fut l’interprète avec Vincent Royer) pour laquelle le compositeur donnait les indications suivantes :

« La première loi, c’est simple: chaque musicien choisit un cycle composé d’un objet sonore, une durée et un silence qui vient après, et le répète. La deuxième loi: dans l’agencement des cycles qui se fait par enregistrements successifs, les rencontres peuvent inciter les musiciens à changer leur motif original. La troisième loi… il n’y en a pas ».

Si vous demandiez à Luc Ferrari de résumer sa conception de la musique concrète il vous aurait dit :

« On enregistre d’abord des tôles, du piano, des ressorts, et puis, à partir du moment où on se prive de la vision, on est dans un milieu où on écoute des bandes et on écoute ce qu’elles disent. On n’écoute plus les images, on n’écoute plus la causalité. L’idéologie c’était de ne pas employer des sons en tant qu’instrument, mais en tant que sons sur la bande magnétique, où ils abandonnaient le côté causal: c’était plus une clarinette, c’était plus un ressort, c’était plus un piano. C’était un son qui avait une forme, un développement, une façon de vivre ».

 Mais cette pratique compositionnelle n’empêchait nullement l’électro-acousticien de concevoir aussi bien des pièces pour piano qu’il expérimentait pour en évaluer la complexité.

Et donc si vous demandiez à Luc Ferrari s’il pratiquait beaucoup cet instrument il vous aurait   répondu :

« Oui, beaucoup. C’est important d’avoir le geste. Avec le piano je suis capable de dominer complètement la situation gestuelle… Pas pour jouer moi-même, mais je sais ce qui est difficile, voire impossible. On peut aussi écrire des choses impossibles qui deviennent possibles plus tard ».

 

(d’après une interview de Dan Warburton pour ParisTransatlantic.com)

On peut écrire des choses impossibles qui deviennent possibles plus tard.

Programme

Collection de petites pièces, ou 36 enfilades pour Piano et Magnétophone - Luc Ferrari (1929)

Tarif

12 / 15 EUR

coproduction

Théâtre des Martyrs

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